lundi 30 mars 2009
Fin des auxiliaires de vie scolaire ?
Par Témoignage, lundi 30 mars 2009 à 11:32 :: Scolaire
"La loi du 11 février 2005 prévoit le droit à la scolarisation de tous les élèves handicapés. Les AVS les accompagnent tout au long de leur scolarité en apportant une aide dans l’apprentissage des matières fondamentales, mais aussi dans les activités péri et extra–scolaires. Le but étant de les mener vers l’autonomie et faciliter leur intégration au sein de notre société.Les AVS « assistants d’éducation » ont des contrats de 1 à 3 ans renouvelables dans la limite maximale de 6 ans. Ils acquièrent tout au long de ces années une expérience toujours plus riche. Certains d’entre eux sont employés directement par des collèges « collèges employeurs » . Or, ces AVS sont aujourd’hui remerciés avant même le terme maximal de leur contrat (soit 6 ans). Ils sont purement et simplement remplacés par des contrats aidés tels que les CAE « contrats d’accompagnement à l’emploi » ou par des CAV " contrats avenirs " qui n’excèdent pas une durée totale de 2 ans. (Certains vont jusqu'à 3 ans)"
(source de l'image http://www.fcpe67.com/spip.php?article153)
(Télécharger l'ouvrage "Tu es là pour m'aider" en PDF sur www.fcpe67)
Je pense qu'il est important que l'Arist s'engage auprès de ce collectif d'AVS qui réclame que leur métier soit reconnu.
J'ai participé à une table ronde la semaine dernière en tant que parent et membre de l'Arist dans le cadre des heures de formations des AVS; j'ai découvert que les conditions dans lesquelles elles sont embauchées est non seulement catastrophiques pour elles mais aussi pour nos enfants : contrats précaires, non renouvellés, peu de formation, pas de possibilité d'évolution, bas salaires, pas de grille salariale ...
Résultats : postes non pourvus, démissions en cours d'année, manque d'outils et de connaissances pour travailler, ...
Tout est fait pour que ce soit un boulot temporaire alors que nos enfants ont besoin de stabilité et de personnes compétentes autours d'eux.
Les AVS veulent pouvoir s'investir dans ce qu'elles appellent "un vrai métier".

